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mercredi, juin 22, 2011

AUMOTPHOBIE



...E-mail ... Emaux.


Je ne trouve plus les mots,
Panne de cœur, panne des sens
Je les voudrais si chauds
Ils me narguent, révérence.
Je les appelle sans fin
Mais c'est elle qui commence
A l’envers, au matin
Me quitte ma préférence.


Je ne trouve plus les mots
Et je cherche pourtant
A la pioche, à la faux
Je ne fais pas semblant.
Je les appelle la nuit
Mais à l'aurore hélas
C'est en boule que je suis
Face au vide je trépasse.


Je ne trouve plus les mots
Et c'est dans l'encrier
Que je plonge mes eaux
Rivières pourpres condamnées
Où iront-elles ces larmes
Si je ne peux écrire ?
Qui réchauffera mon âme
Si je ne peux l'ouvrir ?


Je ne trouve plus les mots
J'oublie même ton sourire
Je sais bien qu'il le faut
Je souffre de partir
Mais je n'ai plus le choix
Je suis ce bateau ivre
Qui dérive sans toi
Dernière page d'un beau livre.


Je ne trouve plus les mots
Sans voyelle, sans consonne
Petit "e" sans chapeau
Circonflexe, ventre tonne
Je me fie à l'index
Qu'il m'indique la route
Un chemin, une annexe
Un abri dans le doute.


Je ne trouve plus les mots
En moi, je ne crois plus
Mes dix doigts, un étau
Mise à crue, mise à nu
C'est dans le recueillement
Je veux y croire encore
Que renaîtra le chant
D'une femme anaphore.


Je ne trouve plus les mots
Aumotphobe, j'ai peur
De ce divorce, tombeau
Bas les masques, haut-le-cœur
Tisse, l'araignée, tisse
Une toile sans fond
Glisse, petite âme, glisse
Chute, déclinaison.


Je ne trouve plus les mots
Le cerveau en bataille
Champs sanglants, Waterloo
J'ai l'esprit qui déraille
Il rugit en dedans
Je le sais, je le sens
C'est un train que j'attends
Sur ce quai, pour longtemps.


Je ne trouve plus les mots
J'ai perdu en tendresse
Ils glissent sur ma peau
Perdu l'Orient-Express
Je me traîne sur les rails
Délit de fuite d'huile
J'ai le cœur qui défaille
Accroché à un fil


Je ne trouve plus les mots
La beauté s'évapore
Je les voudrais cadeaux
De ma bouche à ton corps
Mais je jette l'éponge
Je me largue et me ronge
Laissant dans mon sillage
Une poussière d'orage
Avec pour seul bagage
Le souvenir d'une cage ...


Entre ... ouverte.


Je ne trouve plus les mots
Ni les laids, ni les beaux
Guerre et paix, au repos
L'alphabet, mon fléau


Je ne suis rien de plus
Ni de moins que vous tous


Petite fleur de lotus
Qui sans cesse repousse ...


La f i n ...

v i o l a


8 commentaires:

Anonyme a dit…

ne passe-t-on pas sa vie à la repousser ?
si tu ne les trouves pas , eux te trouvent ! et nous les trouvons forts !

Anonyme a dit…

dans le jour qui s’élève rouge de plaisir je rêve a l'amour qui s'enfuit sans frémir.hcsouvenirpourc
écrire pour vivre vivre pour écrire ?
continue on t'aime..................

cooby a dit…

et pourtant ils sont bien là les mots / maux :)

Eve a dit…

saez a débarqué ....je l'ai tant écouté .

Anonyme a dit…

Toujours aussi beaux Toujours aussi beau my UVU.

Petite fleur de lotus
Qui sans cesse repousse
Pour vue
Qu'elle est douce

Viola - Léa a dit…

elle repousse oui, à chaque saison ou presque.
à perte de vue ...

Poésimage a dit…

Bonjour, il faut laisser le temps au temps, et aux mots de refleurir à la saison qu'ils auront décidé, préféré ; c'est frustant, très frustrant.

Belle déclinaison en tout cas, l'alphabet n'a pas perdu de sa superbe avec vous.

Poésimage

Anonyme a dit…

Pour quelqu'un qui dit avoir perdu les mots, je les trouve plutôt bien alignés. pas un qui ne soient de travers ou qui semblent sortir du rang. Mais peut-être as-tu eu du mal à les faire se ranger côte à côte avant de nous les livrer.
Les miens ont dû se noyer dans l'encrier, ils restent sourds à tout appel.
re des bisous de GigaLune