samedi, avril 28, 2007

Le silence sonne toujours 3 fois


Mais qu'est-ce qui fait courir les gens
A droite, et puis à gauche, mais qu'est-ce qui les attend
Au tournant, ce destin implacable
Au placard, les désirs innommables
Alors on court à perdre ou à gagner qui sait ?
On court le souffle court, à l'aine, une douleur
D'une violence traître, d'une traite pour l'heure
On court, la peau blanche, l'esclave se reconnaît
Dans sa course il bouscule les aiguilles du temps
Et ses muscles douloureux se souviennent mécontents
Du plaisir savoureux à contempler l'espace
Son trou noir mystérieux, ses étoiles et leur strass
Lui, il stresse, accélère, s'époumone, déraisonne
Sonne le glas dans sa tête, oui sonne, et résonnent
Des idées de bonheur, en prenant à son cou
Ses jambes et puis ses bras, l'équilibriste fou
N'a de cesse de courir, sans savoir où il va
Peu importe le lieu, il force toujours le pas
Même s'il sait que courir n'est que fuite provisoire
Il n'a cure des sermons, et se sait sourd notoire
Se savoir n'exclut pas mille erreurs, au contraire
Ce savoir l'exclut, c'est con, c'est héréditaire ?
Pour ne plus y penser, il court encore plus vite
A droite, à gauche, qu'est-ce qui l'attend vraiment
Au tournant, dans l’virage, une chute, un pansement
Permanent, adhésif pour cacher ses blessures
Un pansement tout blanc sur sa peau blanche et dure
La piqûre, les abeilles réduisent à néant
Ses intentions profondes, c'est là que le bat blesse
Tout en haut, dans son crâne, loge sa tristesse
De n'être plus qu'un corps éprouvé par le temps
Alors il court l'esclave pensant trouver asile
Dans cet espace-temps là où vivent les débiles
Mentalement il n'a plus les aptitudes requises
Pour espérer filer aussi libre que le vent
Alors il laisse aller les volutes exquises
Les sensations volées, il offre au firmament
Tout ce qu'il ne peut faire, mais qu'il aimerait tellement
Oui il offre en cadeau sa sueur et son sang
Et ses organes aussi, s'ils peuvent être utiles
A force de courir, il peine, tout en faiblesse
A pas chassés s'éloigne du précipice sans cesse
Comme une bête traquée, prisonnier sur son île
Il songe à en finir, pauvre diable en personne
Faut-il être maudit pour passer tout son temps
A courir à la vie quand les loups sont absents
A hurler à l'amour quand son nom est Personne
A hurler là tout court quand le silence sonne

Mille fois

Mais qu'est-ce qui fait courir les gens ?


J'ai écrit oui j'ai écrit des tonnes de mots
Sur le sable, sur les murs, sur des châteaux d'eau
Et la mer est venue, effaçant toute trace
Et le temps est venu de déclarer la chasse
Ouverte aux mots perdus, emportés par les flots
Sur le sable, rien n'va plus, car les vagues avalent
Chaque lettre, une par une, les rimes sonnent faux
Elles ont beau s'insurger, elles sont bien mises à mal
Voyelles ou bien consonnes, elles finissent noyées
Même si au fil du temps, des murs disparaissent
Restent les souvenirs, que parfois l'on confesse
Mais qui ne servent à rien quand les eaux sont usées
Mais qui ne servent à rien quand l'évier est bouche ... - et l'on s'arrête - de courir -

viola

10 Comments:

Anonymous Claire Mareuil confie ...

Et je cours je me raccroche à la vie je me saoule avec le bruit des corps qui m'entourent ... et run run Forrest ... La détresse du vide fait courir vite Plus on court moins on pense à l'arrivée ... Le temps presse le pas et la peur de la fin qui s'approche à chaque pas de côté donne l'envie de fuite à qui n'a pas compris que le sens de la vie c'est ce avec quoi on la remplit... quand on la replie il n'est plus temps de fuir et qui, toute sa vie a couru, franchira la ligne d'arrivée vide de tout départ sans avoir eu le temps de remplir ses poches de cailloux et de coquillages, de souvenirs et de paysages, de pensées et d'élévations, de transes et de compassions, de douleurs et de douceurs ... il franchira juste un pas dans le vide de son passé et on écrira en bas ci-gît le coureur dépassé qui fuyait tant que rien ne lui est arrivé ... Ce qui me fait courir vraiment ? Donner du sens à ma vie tant qu'il en est encore temps Puis un jour souffler la bougie parce que pour moi il n'est d'ailleurs qu'en cette vie et cela me suffit : )

Ma gni fi que cette valse à 1000 temps my UV

avril 29, 2007 3:25 AM  
Anonymous Claire Mareuil confie ...

Ce matin j'ai couru, file à gauche, file à droite, dans les urnes électroniques, point de nique, on dépose les cendres d'hier pour penser avenir. Ce matin j'ai couru, file à droite, file à gauche, l'espoir des uns, l'espoir des autres, au total dans les urnes les cendres d'hier pour ouvrir les portes sur 2 mains. Demain matin je vais courir, filer à droite à gauche pour prendre encore ma vie en main... la vie n'a de sens que celui qu'on lui donne... ce n'est ni le ciel, ni le destin qui nous fera comme nous le pouvons être demain si on se prend en main. La quête du sens c'est prendre sa file à bras le corps et se souvenir que tous les chemins mènent à Rome ou au rhum chacun est libre et responsable de 'son destin' (sur un air inconnu ;) ) Kisses électopectoraux.

mai 06, 2007 11:48 AM  
Anonymous Anonyme confie ...

Tant qu'il ne sonne pas le glas, il y a de l'espoir

mai 10, 2007 5:41 PM  
Anonymous Serge confie ...

C’est joli les mots sur le sable…
J’imagine souvent qu’ils sont sur la langue
Et qu’ils ne veulent pas sortir
Jusqu’à ce que la langue s’étire,
Alors la mer les prend pour leur donner du vague.
(Non non pas toujours au fond de lame !!!)
Tu serais bien étonnée d’apprendre que tout le monde peut les entendre de l’autre côté. Tiens, pas plus tard qu’hier j’étais assis devant la Méditerranée, et j’ai entendu des voix en anglais !!! Tu te rends compte ! Elles avaient fait tout le tour !!! Bonjour la discrétion !
(Tu souries là j’espère ? :o))

mai 12, 2007 4:32 PM  
Anonymous Serge a dit... confie ...

Nos désirs sont des ordres, voire même désordres parfois…
Le pire c’est les désirs qui sont fous à s’en exploser la rate ! A croire qu’ils ne veulent pas qu’on les rattrape et qu’ils courent devant nous…Loin devant…

Il y a des gens comme ça, (je l’ai été, même pas honte !) qui sans cesse bougent. C’est bien simple, ils sont toujours flous sur les photos. Déjà à l’échographie ! Ça c’est un signe ! Moi c’est pas pareil, je ne suis pas photogénique, alors je cours devant les épreuves trop glacées. Si tu savais comme j’ai peur de l’immobilité, pas un instant de répits ni repos, raire au pipo l’hymne mobilité…
Ah ! Comme j’aurais aimé naître…courant d’air…Mais je peux toujours courir tiens ! Et puis ce n’est pas porteur… Quoiqu’une bonne bise, avec un peu d’élan du cœur. Tu l’attraperais ?
Soupir en regardant le ciel…Tiens mon soupir ! Celui là aussi il en brasse de l’air…Mais avec les zèles du papillon qui s’active pour la tempête…(((Viola)))

mai 12, 2007 4:35 PM  
Blogger cooby confie ...

"Après quoi on court
L'argent, les gens, l'amour
Après quoi on court
Du fou, des maux, des leurres
Après quoi on court
En attendant son tour
Après quoi on meurt
Sans avoir vu passer l'heure
Après quoi on court
Le temps, le manque d'amour
Après quoi on court
Du vide, du vent, du rêve
Après quoi on crève
Comme encore et toujours
Après quoi on crève
Mais un autre jour se lève
Après quoi on court
(...)
Après quoi on court
Du moche, des scoops
Après quoi on court
Du clash, du trash, des guerres
Après quoi on crève
Comme encore et toujours
Après quoi on crève
Parce que d'avoir couru, on vous achève"

désolée, ca m'a fait penser à la chanson ... je sais que tu ne l'aimes pas beaucoup en plus ...

je ne sais pas apres quoi je cours, mais tout ce que je sais c'est que je ne peux/veux pas m'arrêter car l'immobilisme c'est mourir à petit feu ça j'ai compris ...

et mainant je laisse sonner le silence car au delà de tous les mots, c'est bien lui le plus pertinent ...

un bisoo *ici*

mai 14, 2007 5:53 PM  
Anonymous Claire confie ...

Bée.

juin 03, 2007 2:50 PM  
Anonymous Anonyme confie ...

voyages immobiles, je connais aussi, ma Violetta....:-*

juin 11, 2007 6:15 PM  
Anonymous Anonyme confie ...

voyages immobiles, je connais aussi, ma Violetta....:-*

juin 11, 2007 6:15 PM  
Blogger Draconesse confie ...

Avec rythme j'ai lu
Quelle beauté j'y ai vu
C'est bien joli à dire
Mais rien ne vaut le rire

mars 26, 2008 9:32 PM  

Enregistrer un commentaire

<< Home