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mardi, février 28, 2012

DES POUSSIERES DE NOUS



Un désert de feu
Et toi au milieu
Et tous ces liens qui nous lient
Et tous ces liens qui nous lient
Des flammes, des flammes
Des étincelles
Entre nous, au milieu
Oui des poussières de nous
Le temps est capricieux
Les vents sont si changeants
Au milieu de nulle part
Des poussières de nous
Qui tournoient, et nous brûlent
Qui s’acharnent, sans scrupule
A nous torturer, de chaleur, de mirages
Dans ce désert de feu
Je ne vois plus que toi, toi au milieu
Et tous ces liens qui nous lient
Et tous ces liens qui nous lient
Des éclats, des brûlures, entre nous, ça explose
Au milieu de nulle part, tout n’est donc pas si rose
Mon amour, se délie ta langue peu à peu
Mon amour, je t’écoute et te comprends bien mieux
Le temps est incertain, et l’air est si opaque
Nulle transparence dans ces poussières de nous
Qui virevoltent, nous attaquent, nous enchaînent au hasard
Qu’il est doux de penser que vaut mieux tôt que tard
Oh mon amour, j’ai le cœur qui se brise
De n’avoir su te dire la profondeur du lien
Qui m’unissait à toi, quand tu disais m’aimer
Et moi au milieu
Au milieu de nulle part
Dans ce désert de feu
Je regrette mon départ
Et tous ces liens qui nous liaient
Et tous ces liens qui nous liaient
Sont à présent défaits
Au milieu, ne restent que des poussières de nous
Des cendres et des éclats
Des souvenirs d’ébats
Ta langue se délie peu à peu mon amour
Dans un désert de feu, brûle le Nous-deux.
J’ai arraché les liens, tu es libre mon amour
Tu es libre d’aimer à présent qui tu veux …
Et tous ces liens qui nous lient, je les délie
Mon amour, mon amour dégrafé
C’est nue que tu peux t’en aller
C’est nue que je te laisse aller …
Mais toi, ne te laisse pas aller
Allez mon amour, au milieu le cœur
Arrache-le, avec ferveur, avec ardeur
A une autre, tu le lieras
Lis-moi encore une fois
Et puis ne me lis plus, oublie-moi
Un peu, au milieu de ton désert
Et tous ces liens qui nous lient à vie
Et tous ces liens qui nous lient à vie
Chérie
Mélancolie ce soir
Un geste, une ancolie pour toi ma douce
Se dire adieu
Et se revoir
Un jour, qui sait
Ce jour, je saigne
Tous ces liens qui nous liaient
Tous ces liens qui nous liaient
Ca fait du rouge dans les yeux
Ce jour, je saigne pour Nous deux.


v i o l a

mercredi, novembre 16, 2011

L'ENVOL


Tout est dans le titre ...


jeudi, septembre 15, 2011

L'ÂME HANTE


 

lundi, septembre 05, 2011

AQUAREELLE



mercredi, août 17, 2011

TUE-MOI

 

mardi, juillet 05, 2011

A PHONE


 

"Allo oui c'est moi, tu n'es pas là ..."

vendredi, juillet 01, 2011

ADIEU


 

mercredi, juin 22, 2011

AUMOTPHOBIE



...E-mail ... Emaux.


Je ne trouve plus les mots,
Panne de cœur, panne des sens
Je les voudrais si chauds
Ils me narguent, révérence.
Je les appelle sans fin
Mais c'est elle qui commence
A l’envers, au matin
Me quitte ma préférence.


Je ne trouve plus les mots
Et je cherche pourtant
A la pioche, à la faux
Je ne fais pas semblant.
Je les appelle la nuit
Mais à l'aurore hélas
C'est en boule que je suis
Face au vide je trépasse.


Je ne trouve plus les mots
Et c'est dans l'encrier
Que je plonge mes eaux
Rivières pourpres condamnées
Où iront-elles ces larmes
Si je ne peux écrire ?
Qui réchauffera mon âme
Si je ne peux l'ouvrir ?


Je ne trouve plus les mots
J'oublie même ton sourire
Je sais bien qu'il le faut
Je souffre de partir
Mais je n'ai plus le choix
Je suis ce bateau ivre
Qui dérive sans toi
Dernière page d'un beau livre.


Je ne trouve plus les mots
Sans voyelle, sans consonne
Petit "e" sans chapeau
Circonflexe, ventre tonne
Je me fie à l'index
Qu'il m'indique la route
Un chemin, une annexe
Un abri dans le doute.


Je ne trouve plus les mots
En moi, je ne crois plus
Mes dix doigts, un étau
Mise à crue, mise à nu
C'est dans le recueillement
Je veux y croire encore
Que renaîtra le chant
D'une femme anaphore.


Je ne trouve plus les mots
Aumotphobe, j'ai peur
De ce divorce, tombeau
Bas les masques, haut-le-cœur
Tisse, l'araignée, tisse
Une toile sans fond
Glisse, petite âme, glisse
Chute, déclinaison.


Je ne trouve plus les mots
Le cerveau en bataille
Champs sanglants, Waterloo
J'ai l'esprit qui déraille
Il rugit en dedans
Je le sais, je le sens
C'est un train que j'attends
Sur ce quai, pour longtemps.


Je ne trouve plus les mots
J'ai perdu en tendresse
Ils glissent sur ma peau
Perdu l'Orient-Express
Je me traîne sur les rails
Délit de fuite d'huile
J'ai le cœur qui défaille
Accroché à un fil


Je ne trouve plus les mots
La beauté s'évapore
Je les voudrais cadeaux
De ma bouche à ton corps
Mais je jette l'éponge
Je me largue et me ronge
Laissant dans mon sillage
Une poussière d'orage
Avec pour seul bagage
Le souvenir d'une cage ...


Entre ... ouverte.


Je ne trouve plus les mots
Ni les laids, ni les beaux
Guerre et paix, au repos
L'alphabet, mon fléau


Je ne suis rien de plus
Ni de moins que vous tous


Petite fleur de lotus
Qui sans cesse repousse ...


La f i n ...

v i o l a


lundi, juin 20, 2011

CENSORED


"J'ai du sang sur ..."

Contre un mur, te serrer, te coller
Contre un mur, pas de bois, te toucher
Contre un mur, en silence, t'étonner
Froid de pierre, chaux de corps c'est osé ...
Oui mais c'est moi aussi
Contre un mur, t'embrasser, te lécher
Contre un mur, dans le cou, te goûter
Contre un mur, tout en bruit, t'isoler
Prisonnière de mes feux, chaud au corps, c'est osé ...
Oui mais ce n'est pas fini ...
Faire le mur, te rejoindre, te voler
Faire le mur, en courant, t'enlever
Faire le mur, de murmures t'envelopper
Et te prendre, par la main, avec la virgule c'est osé ...
Oui mais le meilleur est à venir ...
Faire le mur, t'entourer, te garder
Faire le mur, mon amour cimenter
Faire le mur, mon amante adorée
Consentante, tu prends mes mots à quel degré ? C'est dosé ...
Oui mais c'est moi aussi ...
Sur le mur, t'allonger, te parler
Sur le mur, quelques mots te souffler
Sur le mur, entre tes jambes glisser
Affolée, dans l'envie, t'entendre me dire "oui oui" c'est osé ...
Non ce n'est que le début ...
Une pierre, je veux, mon aimeraude, eau de toi
A mains nues, je brise le dernier mur tu vois
Tu me sens mon amour là juste là ...
C'est humide que je t'aime, quand transpirent les murs ...
d'émoi ...
Dis-moi que c'est osé
Et je continuerai
Dis-moi que c'est dosé
Et encore j'oserai
Contre un mur, j'ai envie de toi, te pousser
Au-delà de tout, au-delà de nous
Contre un mur, j'ai envie de nous ...
Au-delà de toi, je veux crier, je veux oser ...

Game over d'ose
Mauvais jeu de mots
Je suis dévorée par l'envie
J'en perds mon La tiens ...
Transperce-moi les oreilles
En boucle, explose le mur du son
Contre un mur, sur le mur, droit dans le mur
Que m'importe ! Faire le mur, pour une passion
Ca vaut bien toutes les blessures, les déchirures
Eclats d'eau bue, je me fais artificier, c'est le 14 juillet
Je t'embrasse, je t'embrase, je vais là où personne n'est allé, jamais ...
C'est osé ...

Oui mais c'est moi aussi ...
Et ce n'est pas fini
Ecoute-moi, ce que je veux
C'est te faire jouir ...
Au jour le jour
C'est te faire jouir
Et faire tomber le mur ...
Te faire tomber d'amour.
"Ich bin ein Berliner" ?
Non je suis ce que je suis ...
Si ça te va, dis oui.
v i o l a

 
"It's beyond my control"

AU BORD DES LEVRES ...







J’ai le souffle court
Cours.
Lasse
J’ai faim de toujours
Jour.
  Et je pleure
Des heures durant
Et je pleure
J’ai mal dedans
 Là
J’ai ton souffle court
Fais-moi la …
Lasse
J’ai le cœur si sourd
Cour.
Et je crie
Des heures durant
Et j’écris
J’ai mal dedans
Un mal d’enfant.

Tu me prends de court
Fais-moi la …

Des tours, des détours
Cour.
Et tu pleures
Sur mon divan
Et tu pleures
Du sang tout blanc

Avec moi
Fais-moi
La
Cour …
Et tu riras
Sur mon divan
Tu apprendras
Qu’être vivant
C’est pour la vie …
Des heures durant
Des heures durant
Des heures durant
Des heures durant
Des heures doucement …
Lasse
La tête sur mon épaule
Et lasse
Ton cœur au bord des yeux …
Mes lèvres
Léchant les contours
J’arrête
Là … 
J’ai le souffle court
Cours
Ou pas.
v i o l a

mardi, juin 07, 2011

En italique


Amuse-moi
Ah muse à moi
Joue-moi des tours et des détours
Détourne-toi, détourne-moi
Pour toi ma muse je ferai …
Et déferai dans une forêt
Tous ces lacets
Qui t’emprisonnent
Tous ces secrets
Qui tout bas cognent !
Amuse-toi
Ma muse à moi
Joue contre moi quand sur ta joue
Une caresse je dépose
Un p’tit air doux pour toi ma rose
Avoue qu’un p’tit peu je te trouble
Oui quand j’ose à petites doses
Ecrire fou, écrire double 
De vous à moi, dites-le moi
Que voyez-vous que je n’vois pas ?
Amuse-moi
Mâche les mots, avale-les fort
Oui retiens-moi contre ton corps
En  paresse, dans le tempo
Plus rien ne presse
A part ta peau
Contre la mienne
Ah muse à moi
Joue contre toi
Je ne joue pas.
Amuse-toi
Dans la dentelle
Couds-moi ces mots qui rendent belle
Dépêche-toi, oh viens, ça presse
J’ai soif de tes doigts, tes caresses …
Brûlent ce papier orphelin
De tous ces vers que tu retiens
Ah muse à moi
Ca m’amuse pas
Dans la forêt y’a pas d’dentelle …
Juste quelques mots décousus
Jetés à l’eau le cœur déçu
J’m’en vais prendre un nouveau chemin
Volets fermés jusqu’à Demain
Une main sur votre joue ma muse
Et je m’envole pour quelques heures
Votre main sur ma joue, ma muse
Me réchauffera de bonheur …
Ou tard.
  Oui je m’amuse.
  (aussi)
 
Viola

En couleur ... viens





Je t'emmène dans mes rêves ....

Viens, je t’emmène dans mes rêves
Là où tout est possible
Là où tout est divin
Ma divine

Viens je t’emmène dans mes rêves
Veux-tu ?
Veux-tu que j’y invite
Des lumières et des feux ?
Des orages et des Dieux ?

Viens, je t’emmène dans mes rêves
Là où tout est voilé
Là où tout est feutré
Mon espérée

Viens je t’emmène dans mes rêves
Tu veux, je le sens bien …
Tu veux, je le sais

Bien

Alors viens, je t’emmène dans mes rêves
Là où tout est folie
Là où tout est permis
Là où tout est promis
Mon esclave, je t’enclave
T’emprisonne, t’empoisonne

C’est bien …

Là que tu veux dis-le moi un beau jour
Oui bien là que tu veux …
Me dire oui pour toujours
Une nuit …

Tu es venue, je t’ai prise dans mes rêves
Tu es venue, éprise de mes rêves
Dans mes filets, sirène, tu hurles et je t’entends …
Mais je n’entends qu’un flot, qu’un flux continu, continue …

Moi j’en crève

De te dire, allez viens, allez viens dans mon rêve
Il est unique le mien, tu le sais, je le sens
Il est unique le mien, si tu viens ….
Si tu veux
Moi je veux bien …
T’emmener dans mes rêves


Tout près
Tout doux


Repose-toi
Il est temps de dormir avec moi
Il est temps de t’éteindre sur moi …

Il est temps de déteindre sur toi

En couleur cette fois
Allez viens, viens, viens …
... emmène-moi dans tes rêves.

viola

vendredi, mai 27, 2011

Making love in the rain




















C'est la pluie qui vient
Et des gouttes d'amour


 
Retenir l'amour entre ses mains ...
C'est en cherchant de l'or que j'ai trouvé enfin
Mon ultime trésor je l'avais dans la main
Et des gouttes d'amour
Et c'est la pluie qui vient
A la limite un jour
Je saurai si je tiens
Elle était mon début et elle était ma fin
Elle était page blanche et ces mots à venir
Elle était ce doux rêve assouvissant ma faim
Elle était l'or du monde j'étais pauvre à mourir
Et des gouttes d'amour
Et c'est la pluie qui vient
A la limite un jour
Je saurai si je tiens
C'est en doutant plus fort que j'ai compris enfin
En brisant ces temps morts, en me brisant les reins
Retenir l'amour entre nos mains ...
Il s'écoule au secours, et glisse le chagrin
Il était page pleine, éclaboussures de vie
Il était immortel, débordait de mes seins
Il était hors du monde, était douce euphorie
Et des gouttes d'amour
Et c'est la pluie qui vient
A la limite un jour
Je saurai si je tiens ...
A retenir l'amour toujours entre mes mains
Ou à le laisser libre d'aller et de venir
Au gré des vagues brunes tu sais bien que je tiens
A caresser le ciel pour qu'il pleuve du plaisir ...
Et des gouttes d'amour
Et c'est la nuit qui vient
Sans limite un beau jour
Oh je sais que je tiens ...
A toi.
J'ai tenu un journal
Je l'ai laissé tomber
Je crois qu'il s'est fait mal
Je l'ai donc ramassé
Et j'ai mis bout à bout
Quelques gouttes d'amour
Je sais bien que c'est fou
D'écrire au jour le jour ...
Une histoire sans fin
De la pointe du coeur
A la pointe des seins
Tendus, tout au bonheur
De ces histoires folles
Sans fa dièse ni bémol
Qui remuent les cinglés
Les rêveurs, saltimbanques
Tous ces gens allumés
Croupissant dans le manque
Mais tellement beaux aussi
Propulsés par l'envie
Qu'ils ont de toujours tendre
Vers le plus, sans attendre !
Elle était mon début et elle était ma fin
Elle était page blanche et ces mots à venir
Elle était ce doux rêve, cet entêtant parfum
Elle était l'or du monde j'étais pauvre à mourir
Tiens, quelques gouttes d'amour
Et c'est la nuit qui vient
Viens sans limite un jour
Tu verras que je tiens ...
viola
 
( to be continued ... or not ? )

vendredi, juin 08, 2007

Je t'aDIORe




Scène I


Jour de fête aujourd'hui, je vous offre en cadeau
La plus douce des offrandes, mais je ne dirai mot
Ce que je vous réserve, vous le saurez en heure
Appréciez, je vous prie, faites-moi cet honneur ...


Vous m'intriguez mon cher, j'en ai l'eau à la bouche
Devrais-je attendre encore, ou par petites touches
Allez-vous déflorer ce secret bien gardé
Dites-moi s'il vous plaît si je vais adorer ?

Je vous connais si bien, je vous connais par coeur
Je vous connais de corps, et je sais vos envies
Donc à votre question, je répondrai par oui
Vous allez adorer et cela me fait peur ...

Vous avez peur mon ange, voilà que je frissonne
Vous si fort et si sûr, comme cela est étrange
Vous m'inquiétez un peu, dans ma tête bourdonnent
Mille questions et plus, oh quel curieux mélange !

Il est temps mon amour de vous dire au revoir
Pour un temps, pour toujours, de vous dire à ce soir ?
Ne vous tracassez pas, je ne serai pas loin
Joyeux anniversaire, je vous aimerai Demain ...

*Même si ...*

Les heures défilent et filent, son impatience grandit
Quel est donc ce cadeau, que son amant chéri
Lui offrira ce soir, quand tombera la nuit ?
Dans sa chambre, elle attend ... allongée sur son lit.

Scène II

Petits coups à la porte, tout discrets et tout doux
Elle sursaute, qui est là ? Elle se lève, aperçoit
Une enveloppe glissée, elle se met à genoux
Une écriture penchée, qu'elle ne reconnaît pas ...

"Qui suis-je pensez-vous, mais nous nous sommes croisées
Au bal du Comte d'Orgel, c'était l'été dernier ...
Je vous ai même frôlée, ai gardé en mémoire
Votre parfum, vos yeux, c'était dans un boudoir ...

Vous sembliez heureuse, rayonnante, divine
Mon regard dévorant a pêché à la ligne
Quelques points dans la flamme de vos yeux exaltés
Un an plus tard ces poings contre le bois frappés ...

Je suis pour vous ce soir, ce cadeau sans papier
A vos désirs soumise, tremblante, intimidée
Le coeur battant très fort, l'entendez-vous trésor
Collée à cette porte, votre oreille, jeu l'amor ...

Je suis là, près de vous, une porte entre nous
De bois vous n'êtes pas, je tends vers votre chair
Je me languis de vous, ouvrez-moi voulez-vous
Si vous ne voulez pas, je m'en irai amère ..."

(Tu me plais)

*Mais si ...*

Scène III

Une femme en cadeau, quelle curieuse façon
Pour mon homme chéri de me dire son amour
Mais aurait-il compris, aurait-il des soupçons
C'est fort possible ma foi, il m'aime nuit et jour ...

Il connaît mes fantasmes, mes peurs et mes secrets
Il aura sans nul doute entendu mes soupirs
Même si je prends garde à ne point le blesser
S'évanouit quelques fois, dans ses bras, mon sourire ...

Je connais cette femme pour l'avoir rencontrée
Et comme j'ai songé, ce soir d'un bel été
A l'aborder, folie ? Oui, cela eût été ...
Elle était si jolie, je l'aurais épousée !

Mais que dis-je ? Je suis folle, perdrais-je la raison ?
Et que dire maintenant à ce cadeau poison ?
Des questions, des questions, ma réponse, elle est là
Je vais ouvrir cette porte et la prendre dans mes bras ...

*Ouverture*

Scène IV

Pas un mot, un regard, une étreinte dans le noir
Deux petits corps étrangers s'étreignent sans bruit
Pas un mot, elles sourient, traversée du miroir ...
C'est étrange, elle s'épousent, qu'elle est belle la vie ...

Un bandeau sur les yeux, des foulards aux poignets
Que commencent la fête, les noces, le banquet
Aux oubliettes Platon, il est temps pour elles deux
De mordre dans la chair, de faire trembler les Dieux

Sur le ventre, l'une expose ses dunes exquises
Les cheveux d'or glissant sur cette peau banquise
Leurs rêves tout feu, tout flamme, sensuellement attisent
Leur antre est océan, qui fouette ces elles marquises ...

Elles osent des baisers, elles osent des caresses
Elles s'emmêlent les doigts, et leurs deux corps se pressent
Impatientes, elles débordent, et sabordent l'Avant
Elles se prennent , se déchirent, se soulèvent en criant ...

Arraché le bandeau, leurs yeux se font l'amour
Ils pleurent d'émotion, tendrement les contours
Elles impriment, elles apprennent, qu'il est doux le discours
De deux corps amoureux, quand ils se font la cour ...

(Quand elles se font l'amour)

Jusqu'au bout de la nuit, elles se cherchent et se trouvent
Les draps blancs tout humides de leurs sueurs mêlées
Tout au fond du tunnel, elles s'enfoncent et découvrent
Une pluie de bonheur, leur désir est salé ...

Elles jouissent, elle explosent, sur la piste aux étoiles
Puis soudain le silence, ultime trait sur la toile
Un doigt se pose enfin et dessine tendrement
Quelques lettres choisies, un "je t'aime" tellement ...

Mais l'aurore déjà pointe le bout de son nez
Est-ce la fin pour elles, n'est-ce que le début ?
Naissance interdite à la porte, sont déchus ...
Ces deux anges, à la Seine ... pas la vie, coupez.

Scène V ... i o l a

samedi, avril 28, 2007

Le silence sonne toujours 3 fois



Mais qu'est-ce qui fait courir les gens
A droite, et puis à gauche, mais qu'est-ce qui les attend
Au tournant, ce destin implacable
Au placard, les désirs innommables
Alors on court à perdre ou à gagner qui sait ?
On court le souffle court, à l'aine, une douleur
D'une violence traître, d'une traite pour l'heure
On court, la peau blanche, l'esclave se reconnaît
Dans sa course il bouscule les aiguilles du temps
Et ses muscles douloureux se souviennent mécontents
Du plaisir savoureux à contempler l'espace
Son trou noir mystérieux, ses étoiles et leur strass
Lui, il stresse, accélère, s'époumone, déraisonne
Sonne le glas dans sa tête, oui sonne, et résonnent
Des idées de bonheur, en prenant à son cou
Ses jambes et puis ses bras, l'équilibriste fou
N'a de cesse de courir, sans savoir où il va
Peu importe le lieu, il force toujours le pas
Même s'il sait que courir n'est que fuite provisoire
Il n'a cure des sermons, et se sait sourd notoire
Se savoir n'exclut pas mille erreurs, au contraire
Ce savoir l'exclut, c'est con, c'est héréditaire ?
Pour ne plus y penser, il court encore plus vite
A droite, à gauche, qu'est-ce qui l'attend vraiment
Au tournant, dans l’virage, une chute, un pansement
Permanent, adhésif pour cacher ses blessures
Un pansement tout blanc sur sa peau blanche et dure
La piqûre, les abeilles réduisent à néant
Ses intentions profondes, c'est là que le bat blesse
Tout en haut, dans son crâne, loge sa tristesse
De n'être plus qu'un corps éprouvé par le temps
Alors il court l'esclave pensant trouver asile
Dans cet espace-temps là où vivent les débiles
Mentalement il n'a plus les aptitudes requises
Pour espérer filer aussi libre que le vent
Alors il laisse aller les volutes exquises
Les sensations volées, il offre au firmament
Tout ce qu'il ne peut faire, mais qu'il aimerait tellement
Oui il offre en cadeau sa sueur et son sang
Et ses organes aussi, s'ils peuvent être utiles
A force de courir, il peine, tout en faiblesse
A pas chassés s'éloigne du précipice sans cesse
Comme une bête traquée, prisonnier sur son île
Il songe à en finir, pauvre diable en personne
Faut-il être maudit pour passer tout son temps
A courir à la vie quand les loups sont absents
A hurler à l'amour quand son nom est Personne
A hurler là tout court quand le silence sonne
Mille fois
Mais qu'est-ce qui fait courir les gens ?
J'ai écrit oui j'ai écrit des tonnes de mots
Sur le sable, sur les murs, sur des châteaux d'eau
Et la mer est venue, effaçant toute trace
Et le temps est venu de déclarer la chasse
Ouverte aux mots perdus, emportés par les flots
Sur le sable, rien n'va plus, car les vagues avalent
Chaque lettre, une par une, les rimes sonnent faux
Elles ont beau s'insurger, elles sont bien mises à mal
Voyelles ou bien consonnes, elles finissent noyées
Même si au fil du temps, des murs disparaissent
Restent les souvenirs, que parfois l'on confesse
Mais qui ne servent à rien quand les eaux sont usées
Mais qui ne servent à rien quand l'évier est bouche ... - et l'on s'arrête - de courir -
 
 
viola